De Barbes à Athènes

Le Club Barbès œuvre pour l’épanouissement personnel et l’enrichissement culturel de jeunes du quartier de la Goutte d’or à Paris dans le 18ème arrondissement. Notre action envers des collégiens et des lycéens s’inscrit dans le cadre d’un accompagnement à la scolarité avec de véritables apports culturels en parallèle d’une aide méthodologique aux devoirs. Pour des raisons sociales, économiques et culturelles, ces jeunes Parisiens, pourtant pleinement Français, n’ont pas les mêmes chances de réussite ni les mêmes chances d’épanouissement que d’autres adolescents. C’est pour combler ce déficit socioculturel responsable de bien des difficultés scolaires que nous avons établi un projet éducatif ambitieux et exigeant avec la volonté de partager des émotions et des enthousiasmes en organisant des événements à Paris et en région, et des séjours en France et en Europe. En novembre 2006, avec le soutien d’Eurostar, de l’alliance française de Cambridge et de la CAF, nous avons réalisé « de Barbès à Cambridge » un séjour culturel en Angleterre pour 12 collégiens. Cette première expérience à l’étranger visait à provoquer des rencontres avec des adolescents d’un autre pays européen pour sensibiliser à l’apprentissage des langues étrangères dans le cadre de vacances riches en visites culturelles. En octobre 2008, avec le prix du label Paris Europe de la Ville de Paris, le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah et la CAF, nous avons réalisé « de Barbès à Cracovie » un séjour en Pologne pour 10 lycéens. Cette aventure citoyenne et culturelle forte en émotion et riche en contenu a permis de nouvelles rencontres avec des adolescents du lycée bilingue de Cracovie et de nouvelles visites dont celle des camps de concentration d’Auschwitz Birkenau. En réfléchissant à de nouvelles destinations, à d’autres projets en Europe, nous avons pensé au berceau des notions de citoyenneté, de démocratie, de république qu’incarne la Grèce, haut lieu touristique qui fascine tout élève depuis la classe de 6ème pour son histoire et son patrimoine. C’est avec le soutien de la Préfecture et de la Mairie de Paris dans le cadre du dispositif Ville Vie Vacances que nous avons pu mener à bien ce nouveau projet original.

Description

Séjour itinérant en Grèce pendant les vacances de la Toussaint du 26 octobre au 3 novembre 2009, organisé par le Club Barbès, association de quartier implantée sur le 18ème arrondissement de Paris. Ce séjour de 9 jours a réuni 11 participants, 8 adolescents entre 10 et 18 ans et 3 accompagnateurs. Le parcours passait par Delphes, Corinthe, Nauplie, Mycènes, Epidaure, Egine et Athènes ; le programme d’activités autour des visites et des rencontres affichait une ambition culturelle, en intéressant à l’Histoire antique et à la culture contemporaine grecque, et en initiant à la philosophie. Les visites de sites étaient animées par une énigme mythologique, un jeu élaboré qui a trouvé son dénouement à Athènes. Tout au long du voyage, le groupe s’est familiarisé avec la culture grecque (gastronomie, architecture, us et coutumes, …). Enfin, nous avons organisé une rencontre avec les élèves d’une classe de 3ème du collège bilingue Saint Paul au Pirée pour un échange intense.

Les objectifs

Plusieurs objectifs ont mobilisé l’équipe pédagogique : o Passer de bonnes vacances dans un cadre sécurisé o Partager une aventure humaine et européenne avec des valeurs de tolérance et de respect o Vivre la collectivité au sein d’un groupe avec des valeurs de fraternité o Permettre les visites de sites archéologiques prestigieux o Proposer des jeux, des veillées et éventuellement des baignades o Appréhender une manière de voyager Tous ces objectifs ont été largement atteints. Ce séjour a réussi à enthousiasmer et à émerveiller tout en répondant aux aspirations de chacun. Dans une ambiance très chaleureuse au sein d’un groupe soudé, dans un cadre parfaitement sécurisé, chacun a participé aux activités et à la vie collective ; et chacun a respecté les règles posées au départ et les horaires imposés (il a souvent fallu se lever tôt pour aller visiter un site ou prendre un ferry). Toutes les activités envisagées – les visites, les jeux, les rencontres – ont enchanté les participants, l’équipe n’a essuyé aucun refus, aucune contestation. Ce compte-rendu témoigne de la réussite du projet malgré quelques déceptions.

La préparation

L’octroi des subventions Ville Vie Vacances a décidé juste avant l’été de la réalisation de ce nouveau projet, troisième séjour à l’étranger du Club Barbès programmé pour les vacances de la Toussaint 2009. Pour le directeur qui a déjà réalisé ce parcours, il était facile de l’organiser, de faire les réservations. Tandis que l’équipe s’est constituée au sein des bénévoles en fonction de leur disponibilité et de leurs compétences, la principale difficulté a été, comme à chaque fois, de motiver les enfants et de convaincre les parents, pour réunir douze inscriptions sur les seize collégiens et lycéens inscrits au Club Barbès dès les premiers jours de l’année scolaire. Nous avons disposé de moins de cinq semaines entre la rentrée scolaire et la date choisie pour l’achat des billets d’avion avant que les tarifs n’augmentent trop. Nous avons malheureusement constaté que certains parents, souvent sous l’influence d’une tierce personne et souvent pour des questions religieuses, refusent de laisser partir leurs enfants ou adolescents en vacances. Notre plus grande déception a été d’être impuissants face à la radicalisation d’une maman qui a interdit ce séjour à sa fille de quinze ans, une lycéenne très impliquées dans la vie de l’association, épanouie par toutes ses aventures précédentes. Un autre parent a décliné la proposition après avoir demandé conseil au professeur d’Arabe de son enfant. Beaucoup de parents n’ont pas été conscients du caractère exceptionnel de ce séjour toujours en lien avec la scolarité de leur enfant. Par ailleurs, certains nouveaux inscrits n’étaient pas encore suffisamment en confiance pour quitter leur foyer une semaine. Ce constat nous interroge. C’est une réelle déception pour nous. Nous devons déployer de nouveaux efforts afin de convaincre de la nécessité pédagogique de ces séjours qui contribuent à l’épanouissement personnel et à la réussite scolaire. Malgré ces échecs et à cause de ces échecs, il est important de poursuivre ce travail de terrain avec les familles sur la mission éducative de l’association. C’est ce que, seuls, permettent les séjours de vacances. Par ailleurs, nous devons réfléchir sur une programmation différente de ces séjours. Finalement, le groupe se composait ainsi : quatre filles et quatre garçons, âgés entre 10 et 18 ans, la majorité ayant 15 ou 16 ans. L’enfant de 10 ans qui s’est joint au groupe est l’élève pour lequel nous avions mis en place l’an passé un accompagnement renforcé individualisé dans le cadre de la Réussite Educative pour répondre à des problèmes comportementaux. Ce séjour nous a permis de poursuivre le travail engagé avec cet enfant aujourd’hui placé en internat. Il a bien intégré le groupe et a participé pleinement aux activités qui l’ont passionné. Il a bénéficié ainsi pendant ces vacances d’un cadre structurant dans lequel il s’épanouit. Dix jours avant le départ, nous avons organisé une réunion de préparation pour vérifier les papiers nécessaires au séjour, présenter le parcours et proposer un trousseau. Malgré nos recommandations, une certaine désinvolture persiste au sein des familles lors des démarches administratives. Le jour du départ, un certain nombre de documents manquaient et un garçon a failli ne pas partir faute d’obtenir son autorisation de sortie de territoire dans les temps.

Les moyens mis en place

L’équipe pédagogique : L’équipe était composée d’un directeur et de deux animateurs, tous les trois bénévoles impliqués au sein de l’association depuis longtemps. Chaque adulte connaissait donc bien les participants, leur famille et les problématiques.
Philippe Debrenne, titulaire du BAFD et directeur de séjour, producteur à Radio France, a élaboré le circuit qu’il avait déjà réalisé autour d’une énigme mythologique qu’il a créée. Garant du respect de la législation et de la réglementation Jeunesse et Sports, du projet éducatif de l’association et de ses valeurs, il a été responsable de l’organisation et du déroulement du séjour, de la sécurité des jeunes et de l’équipe, tout en partageant ses connaissances sur l’Antiquité grecque. Il a veillé au respect du budget et à l’équilibre alimentaire.
Delphine Sence, titulaire du BAFA, assistante sociale, était garante de la sécurité physique et affective des mineurs, et du respect du projet pédagogique. Elle a veillé aux questions d’hygiène et sanitaires, et s’est tenue à l’écoute des problèmes de chacun, en encadrant les activités et la vie quotidienne.
Ivan Kamenarovic, professeur de philosophie et de chinois à l’Université de la Sorbonne, a été garant de la sécurité physique et affective des mineurs, a encadré les activités et plus particulièrement les visites culturelles mettant ses connaissances au service de tous et contribuant à l’enrichissement de chacun. Il a mené une initiation à la philosophie et répondu à de nombreuses interrogations.

Cette équipe s’est révélée parfaitement complémentaire, unie et efficace. Le budget Le budget légèrement inférieur au prévisionnel en raison d’un nombre inférieur de participants respecte les estimations dans sa répartition des charges. Avec onze participants au lieu des quinze prévus à l’origine du projet, les dépenses ont été moins élevées mais certaines charges incompressibles (location des véhicules, carburants, budget pédagogique, assurances) contribuent à élever le coût global du séjour par personne. Avec un coût financier de 695 € par participant, ce séjour s’avère relativement onéreux mais ses caractéristiques en font une aventure exceptionnelle qui marquera à jamais tous ces adolescents d’un quartier Politique de la Ville.

Soulignons la générosité de l’équipe bénévole qui contribue financièrement et par son engagement à hauteur de 16% du budget total. Enfin, remercions la Mairie de Paris et la Préfecture de Paris qui, grâce au dispositif Ville Vie Vacances, ont permis le financement du projet. Les transports Les transports représentent les deux tiers des dépenses. En utilisant avion, voiture, bateau et métro pour nous déplacer et circuler au cours de ce séjour itinérant, nous avons travaillé sur la mobilité tout en cherchant les modes de transport les mieux adaptés et les moins onéreux pour chaque trajet.
– Le trajet aller retour Paris / Athènes s’est effectué en avion sur ligne régulière Easy Jet (après plusieurs devis auprès des compagnies aériennes).
– Les déplacements en Grèce ont été réalisés avec 2 véhicules de location (1 minibus 9 places et 1 voiture). Trois traversées en ferry ont ponctué le parcours.
– Les déplacements à Athènes ont été faits à pied ou en métro.

Les moyens matériels

Pour ce séjour à l’étranger, nos besoins matériels étaient réduits à des cartes, un dictionnaire mythologique, du petit matériel pédagogique, quelques jeux de société (loup-garou) et des talkies walkies qui permettaient de garder le contact entre les deux véhicules. Au départ de l’aventure, chacun a reçu un petit fascicule présentant le circuit, les sites du parcours, des rudiments de Grec et des informations pratiques dont les coordonnées des lieux d’hébergement et des numéros de téléphone en cas d’urgence.

LE FONCTIONNEMENT

Dès le départ, un cadre sécurisant garant du bon déroulement du séjour était posé avec toutes les règles de fonctionnement expliquées. Drogues et alcool interdits, mixité fille/garçon à proscrire dans les chambres, consommation de cigarette limitée en dehors des activités et en dehors du groupe, comportements agressifs, violence et insultes non tolérés. De plus, lors des temps libres proposés en ville (à Nauplie, à Egine et à Athènes) une règle de trois était imposée afin de constituer des groupes de trois personnes minimum pour tout déplacement. Ces règles n’ont jamais été enfreintes, les adolescents ont parfaitement respectés le contrat et aucun problème disciplinaire n’a été soulevé. Le seul problème de comportement que nous ayons rencontré concerne un vol de serviettes dans un hôtel. Quand nous avons su que trois d’entre eux avaient « emprunté » les serviettes en quittant l’hôtel, nous avons expliqué les conséquences fâcheuses que pouvaient produire ces actes et nous avons tout simplement rapporté les serviettes à l’hôtelier. La leçon semble avoir porté ses fruits. Nous avons dormi dans des chambres à deux, trois ou quatre lits, filles, garçons, mineurs et adultes toujours séparés. Nous avons bénéficié de tarifs négociés très avantageux dans des hôtels réservés à l’avance d’un confort très apprécié (15,5 € par nuit et par personne en moyenne). Pour les repas, nous avons privilégié la gastronomie régionale, goûtant les spécialités aussi bien lors des pique-niques pris à midi – sandwiches avec tapenade, fromages grecs, feuilles de vigne, fruits de saison (olives à Delphes, raisins à Corinthe, pistaches à Egine) – ou le soir dans les tavernes (souvlakis, calamars, poulpes, fritures, poulets grillés, et l’incontournable salade grecque). Tout le monde a apprécié cette cuisine riche et variée, pas trop onéreuse (12,5 € par jour et par personne). L’argent de poche conseillé pour les dépenses personnelles était laissé sous la responsabilité de chacun. Il n’a pas fallu restreindre l’utilisation des MP3 et autres iPod, fonctionnant essentiellement lors des trajets.

7. HYGIENE ET SANTE

Les séjours permettent un vrai travail sur l’hygiène et la santé auprès de ces publics avec une approche essentielle car le partage de la vie quotidienne sur plusieurs jours permet d’aborder pleinement ces questions et éventuellement de déceler des problèmes spécifiques, de mauvaises habitudes alimentaires à la maltraitance. L’équipe pédagogique, garante de la santé physique et morale des jeunes, a veillé avec attention et discrétion à tout signe de manque d’hygiène, de trouble, de problèmes de santé divers. L’animatrice, assistante sociale de formation, était désignée pour être l’assistante sanitaire. Le seul incident que nous avons rencontré au cours du séjour concerne des épines d’oursin touchées par deux adolescents lors d’une baignade à Galaxidi, malgré toutes les précautions prises. Les deux jeunes qui avaient une douzaine d’épines chacun ont été transportés à l’hôpital d’Egio où l’équipe médicale a préféré proposer un traitement aux antibiotiques plutôt que d’essayer de les retirer. Ce qui a été fait dès le retour à Paris.

LE PROGRAMME

Les activités étaient articulées autour de la visite des sites prestigieux et de leur musée (Delphes, Corinthe, Mycènes, Epidaure, Egine et Athènes). Une seule déception liée à ces visites : une grande partie du site de Delphes était interdite au public en raison d’un éboulement récent. Chaque visite était introduite par une histoire mythologique (d’un dieu, d’un héros ou d’un roi lié au site) livrant des indices pour l’énigme (les deux vainqueurs ont reconnu Zéphyr, le vent d’Ouest de la Tour des Vents du forum romain au pied de l’Acropole d’Athènes). L’objectif culturel a été largement atteint avec le réel enthousiasme d’un groupe passionné lors des visites de sept sites archéologiques et de cinq musées. Nous avons attendu d’être face aux longs murs de Périclès au Pirée pour une initiation à la philosophie qui visait à familiariser les participants avec les noms de Socrate, Platon et Périclès et avec les notions de citoyenneté, de démocratie et de république. Sur le parcours, nous avons rencontré quatre occasions de baignade, la plus agréable étant sur une plage derrière la citadelle de Nauplie où nous avons passé une partie de l’après-midi. Si le rythme était soutenu avec un programme chargé, nous avons ménagé des moments de repos pour souffler et aussi pour jouer. Des temps libres ont permis à chacun d’acheter des souvenirs. L’animation pure s’est exprimée essentiellement lors des veillées avec trois longues parties de Loup-Garou, un jeu fédérateur qui permet à chacun d’incarner un personnage. Le Club Barbès tient à provoquer des rencontres lors de ces séjours à l’étranger. Forts de l’expérience très positive que nous avons eue avec une classe polonaise de Cracovie l’an passé, nous avons sollicité le Collège Saint Paul du Pirée, établissement scolaire qui favorise l’apprentissage du Français. Nous avons été reçus par une classe de 3ème dont les élèves ont sept heures de cours de Français par semaine. L’échange a duré toute une matinée ; afin de présenter notre association, nous avons projeté une vidéo de 3 minutes qui retrace l’histoire du Club Barbès avant de projeter un diaporama sur le quartier de la Goutte d’Or, avec des photos faites par les participants, à la demande de notre hôte. Ensuite, les adolescents ont pu se poser des questions autour d’un buffet puis ont échangé leurs adresses emails. Enfin, nous avons visité le collège. Par manque de temps, nous n’avons pas réussi à créer des liens aussi forts qu’en Pologne, néanmoins, dès leur retour à Paris, certains échangeaient déjà des messages par Internet avec de jeunes Grecs. Autre moment fort avec la rencontre d’ouvriers agricoles saisonniers en pleine récolte des olives au pied du mont Parnasse. Ils nous ont raconté toutes les étapes successives depuis la cueillette du fruit jusqu’à la consommation.

Evaluation

Pour évaluer le succès de chaque aventure, le Club Barbès propose toujours différents outils. D’une part, un compte-rendu rédigé par le directeur du séjour à l’attention des financeurs. Ce document retrace en une synthèse la réalisation du séjour en mettant en avant les réussites et les déceptions afin d’en tirer une matière à réflexion pour améliorer de futures actions. Ensuite, nous sollicitons les participants avec un travail d’écriture : lors de chaque aventure, un journal de voyage est mis en place et chaque adolescent est invité à s’exprimer librement tout au long du séjour. Ce témoignage instantané rend compte avec une grande spontanéité des impressions, des émotions et des surprises, raconte le voyage par le détail, de l’itinéraire aux menus, avec bon nombre d’anecdotes. Ce document prend vite une valeur sentimentale au sein de notre bibliothèque en conservant une grande partie des souvenirs et il contribue à donner toute sa dimension à la trace écrite. Enfin, comme pour chaque action, nous réalisons un diaporama réunissant plusieurs centaines de photos. Cet outil destiné avant tout aux familles restitue parfaitement les conditions du voyage et le contenu pédagogique du séjour dans sa chronologie. On y voit des enfants rayonnants dans des décors impressionnants, vivant une expérience unique.

Conclusion

Aventure humaine favorisant des rencontres privilégiées, ce voyage exceptionnel aura marqué adolescents et adultes qui ont vécu ensemble dans un pays étranger pendant neuf jours, avec pour chacun ses excitations et ses émerveillements. Chacun s’est enrichi au contact de l’histoire, du patrimoine et de la culture de la Grèce, chacun s’est intéressé à ce pays, découvrant des lieux, des dieux, des différences. Et tous ont partagé des repas, des hébergements, des trajets, des moments forts et la vie quotidienne dans le respect de l’autre. En cela, le Club Barbès a proposé une nouvelle fois de vraies vacances qui remplissent une mission éducative, engagent des valeurs citoyennes et invitent à l’ouverture aux autres. Ces expériences nous semblent plus que jamais indispensables pour désenclaver un public confiné dans un quartier et dans des propositions stéréotypées, pour travailler sur les comportements et sur le langage, pour éveiller la curiosité et la mobilité, pour participer à la réussite scolaire et à l’épanouissement personnel. C’est pourquoi, après cette aventure positive, nous envisageons déjà de nouveaux projets de même nature avec un cadre défini et sécurisé, en développant des valeurs de tolérance, de respect du patrimoine, en insufflant le goût du voyage citoyen, baroudeur et curieux.